“Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent. (Talleyrand)”.




Le retour des chasses présidentielles

Une info passée presque inaperçu trouvée sur le site Slate.fr :

Pratique d'un autre siècle, un conseiller de Nicolas Sarkozy les réhabilite pour en faire un instrument d'influence.

Les chasses présidentielles ! On avait oublié que ça existait. Ou plutôt on pensait que ça ne pouvait plus exister. D'ailleurs, un président du XXIe siècle qui avait dit, je cite… «Je veux changer la pratique de la république: plus de simplicité plus de proximité, plus d'authenticité» (spot de campagne, avril 2007) ne pouvait pas réactiver cette institution caricaturale de notre république aux accents monarchiques que sont les chasses présidentielles.

Elles avaient partiellement disparues sous Jacques Chirac qui, sous l'influence moderniste de sa fille Claude, avait supprimé les chasses de Marly et Rambouillet. Restait Chambord, son château, ses 160 hectares de forêts encloses, parfaites pour ce type d'activité couteuse, obscure et anachronique.

Tableau de chasse

Vendredi dernier, se tenait donc à Chambord une chasse présidentielle organisée par le conseiller et ami du président, l'inénarrable Pierre Charon, qui vient d'être nommé par Nicolas Sarkozy responsable de la chose avec pour mission d'en faire un objet d'influence et d'entretien de réseaux. Donc vendredi, ça a commencé, comme le veut la tradition, par un petit déjeuner pour les 30 invités et leurs épouses (ou maris) et ça s'est terminé (après la partie de chasse) par un dîner dans le château. Juste avant ce repas, il y aura eu la cérémonie dite du «tableau de chasse».

Pierre Charon a réintroduit le faste qui avait disparu depuis longtemps, c'est-à-dire la présentation du tableau de chasse avec garde républicain en grande tenue et flambeau à la main. Tout le décorum le plus éculé, le plus clinquant, le plus monarchique, le plus impérial, le plus déplacé – pour ne pas dire le plus obscène – est réhabilité. Tout ça bien sûr, dans la confidentialité et l'opacité la plus totale. On ne sait pas combien ça coûte. Le contribuable n'a pas le droit de savoir qui est invité. Pas de listes, pas de photos. C'est clinquant, pompeux et dépensier et c'est secret comme une réunion de secte.

Créer des «obligés de l'Etat»

Généralement, le ridicule ne tue pas, là il dégomme du gibier. Si c'était du folklore, ce serait public comme ce fut d'ailleurs le cas sous les présidents Auriol et Coty. Pierre Charon assume tout à fait (il le dit dans L'Express de cette semaine) de faire des chasses présidentielles un instrument de réseau, un lieu et un moment de rencontre entre grands du pays.

Sont invités des préfets, des ministres, surtout des partons du CAC40 et des grands flics aussi. On dit que Martin Bouygues, Serge Dassault, l'ancien procureur Yves Bot, le sans doute futur membre du Conseil constitutionnel Michel Charasse y ont tiré quelques gibiers récemment. Le but avoué est de créer des «obligés de l'Elysée». On se promet des rosettes, des pistons, des prébendes, des marchés… On y fomente des trahisons, des alliances… après avoir descendu un vieux faisan qui n'avait sans doute jamais volé avant d'être lâché fort opportunément devant les calibres de cette nouvelle noblesse bling bling.

La nuit du 4 août avait aboli le privilège de la chasse réservée aux nobles. Les chasses présidentielles réhabilitées discrètement, avec le retour de ce protocole à plumeau, sécurisées par des gendarmes réquisitionnés pour l'occasion, sont un peu plus qu'anecdotiques parce qu'elles traduisent une façon de faire de la politique, celle des réseaux et des amitiés hauts placés, celle des mélanges public/privé, celle des grosses fortunes qui s'amusent avec les grosses responsabilités d'Etat. Les chasses présidentielles sont aux antipodes de ce que suggérait la campagne du candidat Sarkozy et tout simplement aux antipodes de notre époque.

Thomas Legrand

N'oublions pas, c'est grâce à nos impôts que ce genre de festivité d'un autre âge est relancée. Un président tourné vers l'avenir… J'en doute. Un président au service de tous les français… Je n'y crois pas.

Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates à la lanterne
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates on les pendra

Cela dit, adepte de l'ahimsa, je reste un pacifiste convaincu… 

Martial


Altermondialisme ou barbarie ?

Dans quelques semaines, le slogan « Un autre monde est possible » soufflera ses 10 bougies. Mais l’heure n’est pas aux réjouissances : ce mouvement se voit dans l’obligation de se poser les bonnes questions, afin de trouver les réponses adéquates à la crise capitaliste actuelle, qui nous éloigne encore un peu plus de cette société tant attendue, où la justice sociale sera garantie et la nature respectée.

Démasquer le mythe ne suffit pas à le désarmer

Même si on ne peut en aucun cas s’en réjouir, la crise capitaliste actuelle, mais aussi et surtout la gestion de celle-ci, a fait tomber les masques. Les gouvernements ont montré leur vrai visage : – quand les mouvements sociaux réclament la satisfaction de leurs droits sociaux, les caisses sont vides, mais quand les détenteurs de capitaux sont en détresse, il devient possible de trouver et de leur donner – plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques semaines. Un nombre croissant de citoyens prend conscience que quelque chose ne va pas et qu’il faut faire « autrement ». Par exemple, selon une étude de l’Institut Globscan réalisée dans 20 pays, le nombre de personnes qui pensent que le système capitaliste reste le meilleur système possible est passé de 63% en 2005 à 36% en 2009 .

Par ailleurs, le mouvement altermondialiste qui s’est développé au cours des années 1990 et 2000 a suscité beaucoup d’espoirs. Il a entre autres choses permis de contester le néolibéralisme à l’échelle internationale et de réhabiliter la nécessité et la possibilité d’une alternative globale (« Un autre monde est possible »). Enfin, différentes luttes sociales à différents endroits, en particulier en Amérique latine mais pas seulement, nous ont montré qu’il est possible de « gagner » et que le mot alternative n’est pas un vain mot. Pourtant, il faut être réaliste. Cette tendance positive est loin de suffire. L’offensive néolibérale, après une courte « pause », plus au niveau du discours que des actes, est repartie de plus belle.

L’humanité reste donc sur le chemin de la barbarie

A Copenhague à la mi-décembre 2009, malgré une mobilisation importante sur la question du climat, les dirigeants nous ont rappelé une fois de plus que ce n’est pas la rue qui gouverne. Après avoir organisé le « hold-up du siècle », au vu et au su de tout le monde, sans pour autant que cela ne provoque de révoltes populaires qui auraient été plus que légitimes, les puissances financières et industrielles ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin… Famine, exclusion, précarité, inégalités, destruction de la planète, gaspillage, dérèglement climatique, tous ces « scandales » vont continuer, faute de volonté politique, à se propager sur l’ensemble de la planète. L’humanité reste donc sur le chemin de la barbarie. Quelle place pour le mouvement altermondialiste et le processus Forum social mondial (FSM) dans cette dialectique ? Est-il possible que le FSM continue de jouer un rôle positif, voire déterminant, dans la construction d’un monde socialement juste et respectueux de la nature ? Quelle place pour les mouvements sociaux dans ce combat ?

Voici quelques questions et réflexions afin de nourrir le débat.

Comment élargir le processus FSM ?
Comment rendre le processus plus attractif ?
Comment faire en sorte que le processus continue à se radicaliser ?

Les réponses à ces questions et l'exhaustivité de l'article : “Cliquez Ici !”

L’incroyable dynamisme associatif et militant autour de Ségolène Royal.

Merci à Fabrice Blanc pour ce rappel

Je reviens de mon association Car d'avenir et je peux vous dire que c'était dynamique et fraternel. Premier constat il y avait du monde ! Deuxième constat l'association est dynamique. Il ne s'agit pas de supporter seulement, il s'agit de construire autour de Ségolène Royal un mouvement citoyen large, rassemblant les mêmes valeurs socialistes, de démocratie républicaine, et de Fraternité.

Cette association est consubséquente à Désirs d'avenir ! Autrement dit c'est encore un appendice associatif venant en appui aux nombreux comités locaux qui eux ne sont pas des associations. Pour éviter la trop grande possibilité de créer des associations DA et donc finir par polluer la visibilité effective d'un comité local. Il y a environ 700 comités locaux Désirs d'avenir recensés dans toute la France. Nous sommes à ce jour environ 9000 adhérents et une offensive en faveur d'adhésion est envisagée dans le futur.
Désirs d'avenir est le premier site politique fréquenté d'Europe ! Sur la toile les groupes de soutien à Ségolène Royal sont nombreux et rassemblent des centaines, voire des milliers de personnes. La réactivité des adhérents DA pour venir en soutien à l'équipe Royal est reconnue par le web. Ce n'est pas le réseau social du PS, la coopol, qui nous contredira. On nous traite d'idolâtres sectaires mais inconsciemment on envie cette puissance militante mobilisable à tout moment sur le net.
Désirs d'avenir est déjà passé dans la phase 2 du réseau social avec la mise à disposition du site la Fraternité en action réservé aux adhérents pour échanger, et ouvert à toutes et tous pour publier.

La boutique Désirs d'avenir est en train de faire école jusqu'à l'UMP ! Après avoir vendu des stylos bille et des photos, l'UMP tente de copier le dynamisme de cette boutique entièrement gérée par des militants du Rhône! Les outils, le matériel, les textes, les vidéos, les articles publiés par Désirs d'avenir s'adressent à toute la société et s'empare de tous les sujets sociétaux. Du local au global. A ce sujet il existe plusieurs associations thématiques: Jeunes d'Avenir, Cités d'Avenir, Désir d'entreprendre qui ont pour mission de faire émerger les problèmes spécifiques liées aux différents situations et tenter d'apporter des propositions. Très concrètement et en appui sur le terrain.

Enfin Désirs d'avenir ce sont des Universités Populaires Participatives qui vont essaimer dans toute la France et abordant, aussi, tous les thèmes d'une politique d'avenir. Ce sont aussi des centaines, des milliers de réunions  participatives organisées chaque année dans toute la France. Ce sont aussi des mobilisations sociales efficaces pour faire reculer la sarkozie. Le plus bel exmple étant la mobilisation réussie, la ministre a reculée, pour défendre la maternité à Valréas! La cerise sur la gâteau étant la fête de la Fraternité organisée chaque année depuis 2008 par l'association et qui rassemble des milliers de personne, regroupe des dizaines d'associations diverses, rend hommage à la culture métissée du monde, et célèbre dans une ambiance chaleureuse la Fraternité. Quel autre leader politique a autant d'atout sur le terrain?

J'ai eu le plaisir de voir cet après-midi notre nouveau secrétaire général , Kamel Chibli. Il est parfaitement conscient de toute la force contenue dans Désirs d'avenir. Il nous reste à l'optimiser pour favoriser sa montée en puissance et continuer d'attirer à nous. Nous ne sommes pas un parti politique. Nous sommes un mouvement citoyen qui a pour objectif de favoriser concrètement l'action politique par la preuve en responsabilisant chacun d'entre nous. Vous êtes toutes et tous les bienvenues quelque soit votre parcours individuel. Nous avons envie de réellement changer la société autour des valeurs prônées et mises en application par Ségolène Royal dans sa pratique politique. Nous avons confiance en sa sincérité de convictions et son intégrité d'action. Deux valeurs qui seront fondamentales pour instaurer une société plus fraternelle où régnera un ordre plus juste.

Quelques liens indispensables de la toile d'araignée de Désirs d'Avenir !

Désirs d'avenir
La Fraternité en action
Les Universités populaires participatives

Désirs d'avenir Paris.
Segorama.

Et plein d'autres…




Défendons le « Pass contraception »

Le Pass Contraception de Ségolène Royal, qui permet l’accès gratuit à la consultation médicale et à la contraception par l’intermédiaire des infirmières scolaires, est toujours bloqué par le gouvernement. Ce n’est pas parce que cette solution est proposée par une élue de gauche qui a toujours agi en faveur de la contraception qu’il faut que le gouvernement UMP la sabote.

Le rapport de l’IGAS rappelle qu’il y a encore 30 000 grossesses chez les mineures et donc une urgence à agir pour répondre à cette détresse.

Contrairement à ce que dit Roselyne Bachelot,s. le Pass Contraception est le fruit d’une longue concertation et a reçu l’accord des parents d’élèves, des infirmières, des généralistes et des pharmacien L’Éducation nationale y a été étroitement associée.

Faut-il rappeler que le gouvernement n’a pas été capable pendant des années de faire le nécessaire ? En agissant pour des raisons politiques, il prive aujourd’hui les jeunes de la contraception gratuite. Il y a là une forme de non assistance à mineures en danger alors que tous les moyens de prévention existent.

Avec raison, Ségolène Royal demande une nouvelle fois au gouvernemeDnt d’autoriser les infirmières scolaires à donner le Pass Contraception aux élèves qui en ont besoin, et d’annuler les ordres d’interdiction du ministère de l’Éducation nationale.

Jean-Louis Bianco

«Il faut protéger les agricultures paysannes de l’agro-industrie»

Toujours pour aider à la réflexion sur “Un autre monde est possible”, des nouvelles d'ATTAC ; Information recueillie par Michel95 sur le site SOS-planète.

Aurélie Trouvé est co-présidente d'Attac France.

> Au Puy, vous venez parler de la PAC, l'agriculture semble aujourd'hui une question essentielle pour Attac, c'est nouveau non ?

Ce n'est pas nouveau. Attac est depuis longtemps très impliquée dans la bataille contre les OGM.

La Confédération paysanne est un de ses fondateurs.

La question agricole est très importante, puisqu'elle détermine le droit pour chacun de se nourrir suffisamment et sainement.

Pour cela, il faut protéger les agricultures paysannes de l'agro-industrie et remettre en cause le libre-échange, qui met en concurrence toutes les agricultures du monde.

C'est complètement en lien avec ce que porte Attac depuis 12 ans, qui cherche des alternatives citoyennes contre la domination des multinationales et de la finance.

> Depuis la crise, des hommes politiques de divers bords évoquent la Taxe Tobin, est-ce réconfortant pour Attac ?

Attac a vu le jour sur l'idée d'une taxation sur les transactions financières, pour freiner fortement la spéculation et pour financer à un niveau mondial la lutte contre la pauvreté ou le réchauffement climatique.

Elle a contribué à diffuser cette idée, reprise par les plus hauts dirigeants. Pour l'instant, ces annonces restent à l'état de promesses.

Elles sont parfois ridicules : Bernard Kouchner proposait que cette taxation soit non obligatoire. Le taux doit également être suffisamment important.

Nous restons très vigilants Attac va faire pression pour que cette taxation voit vraiment le jour.

> Douze ans après la création d'Attac, comment se porte l'altermondialisme ?

L'altermondialisme s'est construit sur l'idée qu'un autre monde est possible, où chacun puisse avoir accès aux droits humains fondamentaux.

Depuis 10 ans, il s'est élargi à tous les continents et fait converger de plus en plus de mouvements citoyens, notamment écologiques.

Ainsi, au dernier Forum social mondial au Brésil, nous étions 130 000.

L'altermondialisme a contribué à une prise de conscience générale sur les impasses du néolibéralisme et de la marchandisation générale, à l'origine de la crise actuelle.

Aujourd'hui, il est un espace très important de proposition d'alternatives sociales, écologiques et démocratiques à cette crise.

Source : Christophe Teyssier - Le Progres.fr

La souffrance au travail : encore et toujours…

Par l'équipe de Désirs d'avenir

C’est dit, et presque fait. Didier Lombard passe les rênes de France Telecom à Stéphane Richard, actuel n°2 de l’entreprise publique. Les hommes passent. Le problème des conditions de travail, hélas, demeure. Pas uniquement à France Telecom. Dans d’autres services publics, à Pôle emploi notamment, et dans le privé, dans l’industrie, dans les services, dans le monde agricole.

Aujourd’hui encore, on lit dans Libération que le gouvernement réfléchit à un mécanisme de mise en disponibilité d’office permettant d’écarter des fonctionnaires… sans même avoir à leur payer d’indemnités chômages. Ce que les plus libéraux des libéraux n’oseraient même pas rêver pour le secteur privé, l’Etat pense sérieusement se l’appliquer pour lui-même… Allo la Terre ?

Alors à l’occasion de ce passage de témoin à France Telecom, nous souhaitons une fois encore briser la loi du silence, nous souhaitons une fois encore attirer l’attention sur cette question cruciale de la souffrance au travail, qui interroge le côté obscur du capitalisme actionnarial contemporain. Trop souvent mal payés, pressurés, précarisés, rejetés après 50 ans comme des chiffons usagers, les travailleurs paient le coup de force réussi par les actionnaires. A ces derniers la rentabilité minimale garantie et les exigences croissantes de profitabilité… Aux hauts dirigeants les bonus et stock-options. Et à tous les autres salariés, les miettes, confirmation d’une loi d’airain que nous pensions dépassée: ” plus tu trimes, moins tu gagnes… “

Parce que les entreprises se trouvent ainsi durablement fragilisées, parce qu’elles pâtissent et de la diminution des investissements et du mal-être dont souffrent leurs salariés, il est temps d’agir. Vous vous en souvenez, notre université populaire du 29 octobre portait sur cet enjeu. Ce fut un beau succès. Nous soumettons à votre réflexion quatre orientations qui ont, parmi d’autres, attiré notre attention :

Orientation n°1- Une politique de transparence radicale sur la situation dans les entreprises visitées par l’inspection du travail (proposition notamment formulée par Philippe Askénazy dans son excellent ouvrage, “Les désordres du travail”)

Cette transparence existe aux Etats-Unis. En vertu de l’Electronic Freedom of Information Act, l’Office pour la santé et la sécurité américain (équivalent de l’inspection du travail) rend public sur son site les résultats de ses inspections d’entreprises. Ces rapports sont envoyés aux syndicats, aux associations de consommateurs et aux assureurs, qui augmentent les primes exigées en fonction du résultat obtenu. En France, le débat sur les conditions de travail reste général et abstrait. Il faut le rendre concret, nommer les bons comme les mauvais élèves, les faire connaître du grand public et de tous les acteurs susceptibles de faire pression sur l’entreprise. Un rapport de l’inspection doit devenir aussi percutant qu’un rapport de la Cour des comptes.

Orientation n°2 - Augmenter les moyens de l’Inspection du travail et revaloriser la médecine du travail.

La France compte moins de 1400 inspecteurs du travail (il en faudrait 2000 pour atteindre la moyenne européenne, déjà très basse du fait de certaines pays comme la Grèce, la Lettonie ou la Pologne). Il faudrait en réalité doubler ce chiffre. La médecine du travail est le parent pauvre de la médecine en France. Les salariés des PME y ont moins souvent accès car les médecins du travail ne s’y déplacent pas. Il faudrait donc deux types de médecins du travail : ceux qui se déplacent exclusivement dans les PME ; ceux qui exercent dans les centres de la médecine du travail. Les médecins se déplaçant dans les PME devraient être systématiquement accompagnés d’un psychologue.

Orientation n°3 - Créer un système efficace de bonus / malus.

Le principe : les entreprises qui investissent dans l’amélioration des conditions de travail doivent être encouragées. Les autres doivent être sanctionnées. Exemples : réductions d’IS ; majoration ou minoration beaucoup plus importante des cotisations payées à la branche Accidents du travail / Maladies professionnelle de la sécurité sociale.

Orientation n°4 – Accroître le rôle des représentants des salariés :

En cohérence avec les propositions faites de longue date par Ségolène Royal, il nous semble indispensable de :

  • renforcer le rôle des délégués syndicaux dans les instances dirigeantes des entreprises (30% des Conseils d’administrations) ;
  • développer un syndicalisme de services en contrepartie d’un chèque syndical ;
  • élire des représentants syndicaux au niveau des bassins d’emploi et des sites industriels, représentants qui seraient alors compétents dans les entreprises du bassin ne disposant pas de délégués syndicaux.

Nous vous invitons à réagir à ces propositions. Nous vous invitons également à voir ou revoir les interventions exceptionnelles prononcées lors de cette université.

Le silence ne passera pas !





Une société démocratique où les inégalités deviennent trop éclatantes n’est pas tenable.

Par Jacques Julliard trouvé sur le site : “Alter-monde-sans-frontière”

Pauvre Mr Proglio ! Requis par Nicolas Sarkozy de travailler plus, le voilà condamné par l’opinion publique à gagner moins. 1,6 million par an… pour un tel génie de la « gouvernance d’entreprise », comme ils disent, une misère. Il est presque à souhaiter pour lui que son règne soit court, afin qu’il puisse entrer rapidement en possession de ces 13 millions qui l’attendent au moment de la retraite, à titre de dédommagement pour tant de mesquinerie. Un trésor qui est peut-être bien le ressort caché de tout ce micmac. J’avais pourtant bien entendu la leçon faite par M. Copé sur France-Inter : quand on a chez soi un tel Mozart du management, on le détourne par tous les moyens de la convoitise des Américains, des Chinois, des Coréens, des Mozambicains, en un mot du monde entier. Mais quand donc, on vous le demande, la France deviendra-t-elle un « pays moderne » ?

Parlons clair : on nous prend pour des billes

… mais le fait est que cela marche de moins en moins. En dépit de son renoncement à un second salaire, le nouveau patron d’EDF vient d’être augmenté de plus de 40% par rapport à son prédécesseur, au moment où les Français ont le sentiment que leur pouvoir d’achat est stagnant. Conserver à un chef d’entreprise une retraite-chapeau aussi colossale quand on s’apprête à rogner celle de tous les Français est une provocation. Assigner à un seul homme un cumul de fonctions aussi extravagant à l’heure où les Français craignent pour leur propre emploi est une sottise politique pure et simple. Devant le tollé quasi unanime de l’opinion, Nicolas Sarkozy a fini par lâcher lundi que ce serait pour quelques mois seulement. Tiens donc ! Ce n’est pas ce que l’on avait dit d’abord… Au fait, pourquoi ce cumul aberrant ?

S’agissait-il au départ de compléter la rémunération de Mr Proglio, jugée insuffisante par lui, ou bien, en confiant à un seul homme la direction d’une entreprise publique, EDF, et le contrôle d’une entreprise privée, Veolia, de préparer les esprits à la privatisation de la première ? Au-delà de l’insatiable convoitise des patrons, qui a transformé les capitaines d’industrie du passé en chevaliers d’industrie des temps modernes, telle est la question posée. Libre à Nicolas Sarkozy de ridiculiser régulièrement ceux qui le servent, en leur imposant des contorsions rhétoriques dignes d’une satrapie orientale : le fait est que Mme Lagarde et Jean-François Copé ont laissé dans leurs palinodies publiques une part importante de leur réputation naissante. Comme si chez cet homme dominé par ses affects la passion d’abaisser les autres avait succédé, une fois parvenu au faîte, à celle de s’élever soi-même.

Nous sommes en train de retourner à l’Ancien Régime, c’est-à-dire de revenir d’une société de classes à une société d’ordres.

Mais cette histoire, venant après tant d’autres qui jalonnent la chronique financière et bancaire des deux années écoulées, comporte une leçon politico-sociale qui dépasse le cas de la psychologie particulière de Nicolas Sarkozy. Nous sommes en train de retourner à l’Ancien Régime, c’est-à-dire de revenir d’une société de classes à une société d’ordres. La société de classes est fondée sur les inégalités économiques et sociales, à l’intérieur d’une philosophie de l’égalité juridique. La société d’ordres est fondée sur les privilèges, c’est-à-dire sur l’inégalité juridique des statuts. Dans la société d’ordres, le paysan n’était pas censé jalouser son seigneur, parce qu’ils n’étaient pas censés appartenir à la même humanité. Le jour où le peuple se scandalisa des folies financières du cardinal de Rohan (l’affaire du Collier de la reine), alors la fin de l’Ancien Régime fut programmée à court terme.

Chateaubriand avait vu avec sa lucidité habituelle que la démocratie était incompatible avec l’inégalité des statuts et même des conditions. Lorsque sous nos yeux s’étale la séparation radicale de la société démocratique entre le commun des mortels et une nouvelle caste de privilégiés qui n’en partagent ni le statut, ni le sort, ni les vicissitudes, alors la fin d’une telle société est proche. De grâce, que l’on n’invoque plus la compétition et la mondialisation pour masquer la turpitude : le bruit sourd que l’on entend derrière le martèlement de la vague, « ce bruit mystérieux sonne comme un départ ».

Jacques Julliard

hebdo.nouvelobs.com

Eh oui…

La crise du logement affecte dix millions de Français

Dépêche Reuters trouvé sur le site Le Monde .fr :

La France compte 3,5 millions de mal-logés et dix millions de ses habitants sont affectés de près ou de loin par une crise du logement qui ne cesse de s'aggraver, prévient la Fondation Abbé Pierre.

Dans son 15e rapport annuel publié lundi, l'organisation souligne que “l'aggravation progressive de la crise du logement aboutit à un vrai problème de société” dont les autorités ne semblent pas avoir mesuré l'ampleur.

Aux 3,5 millions de mal-logés s'ajoutent 6,5 millions de personnes fragiles susceptibles de basculer à tout moment dans cette première catégorie en cas d'éclatement de la famille ou de perte d'emploi, par exemple.

“Le fait d'être logé ne signifie pas qu'on est à l'abri des difficultés”, a commenté lors d'une conférence de presse Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre.

La crise du logement est bien antérieure à la crise financière puis économique qui a submergé le monde à partir de l'été 2008, alors que ni ses manifestations ni ses causes n'ont été traitées, soulignent les auteurs du rapport.

Le problème du logement “s'ancre dans la durée” et la crise “ne fait que renforcer des difficultés qui perduraient depuis longtemps”, renchérit Christophe Robert.

Les Français sont conscients du problème: selon une enquête Nexity citée par le rapport, 80% estiment qu'il est aujourd'hui difficile de trouver un logement.

Premier constat: la France manque cruellement de logements, avec un déficit de plus de 900.000 environ toutes catégories confondues.

Chaque année, entre 2,5 et trois millions de personnes se mettent en recherche de logement; les demandes de logements sociaux s'élèvent à 1,2 million et le nombre de personnes sans domicile fixe avoisine les 100.000.

CREUSET DES INÉGALITÉS

Autre constat: se loger coûte de plus en plus cher. Les Français consacraient à leur toit en moyenne 7.900 euros par an en 2002 contre 9.700 cinq ans plus tard, soit une hausse de 23%.

Les charges ont augmenté aussi, surtout à cause du chauffage: +20% entre 2001 et 2007, portant à 3,4 millions le nombre de ménages touchés par la précarité énergétique.

En 2006, 1,8 million de ménages disaient avoir des difficultés à payer leur loyer et 500.000 ne l'avaient pas payé depuis deux mois, au risque d'être expulsés.

Le nombre d'expulsions a d'ailleurs explosé - leur nombre a augmenté de 25 à 50% entre 2002 et 2008 selon les études citées par le rapport.

“Le logement est producteur d'exclusion et peut être considéré comme le creuset des inégalités”, estiment les auteurs.

En une quinzaine d'années (1992-2006), le poids du coût du logement s'est en effet considérablement alourdi pour les 20% de ménages les plus modestes alors qu'il est resté relativement stable pour les 20% de ménages les plus aisés.

“Tout se passe comme si à la panne d'ascenseur social se superposait une panne de l'ascenseur résidentiel”, souligne le rapport.

Au chapitre des propositions, la Fondation demande d'imposer dans tout programme immobilier de plus de 10 logements un quota minimum de 30% de logements à bas loyers. Elle suggère un nouveau Plan de cohésion sociale sur cinq ans permettant de mettre sur le marché 150.000 logements sociaux par an.

La Fondation propose un “grand deal” entre les pouvoirs publics et les propriétaires, qui devraient être incités à remplir les logements vacants et contraints de limiter les hausses de loyers en cas de changement de locataires.

Elle suggère pour 2010 une hausse de 12% du montant des aides personnelles au logement et l'attribution d'un “chèque énergie” aux ménages les plus modestes.

Est également réclamée “la suspension des expulsions locatives des personnes de bonne foi” jusqu'à la fin de l'année.

Elizabeth Pineau, édité par Jean-Philippe Lefief

La misère ici, la douleur là, l'insupportable supporté et d 'autres se battent pour conserver ou obtenir des revenus annuels à plus d'1 million d'euros… Que doit-on craindre le plus la révolte ou la révolution ? Ou que reste-t-il comme espoir la révolte ou la révolution ?

Martial

Ségolène Royal «diviseuse», «marrante» ?

Merci à Jocelyne Galy pour cette note sur le site national de Désirs d'Avenir :

Que de tentatives, pour tenter de disqualifier « l'ensorceleuse du Poitou » auprès du public !

Les manipulations les plus fréquentes vont des formules « pétantes » lancées à une presse avide de bons coups et d'une suite espérée d'échanges fiévreux, à un silence soigneusement entretenu sur les réalisations de ce personnage politique.

On remarque que certains procédés sont plus régulièrement utilisés :

Garder le silence sur les réalisations et innovations de Ségolène Royal dans sa région.

Il est aisé d'admettre, objectivement, que « l'anti royalisme » est en tout premier lieu, et impérativement, nourri par le silence: rien ou presque, n'est dit dans la presse nationale sur les réalisations et innovations de Ségolène Royal dans sa région, et sur ses interventions dans l'international. Lors d'interviews sur des chaines TV ?… la question immuable et insistante qui lui est posée, est, en substance, « que pensez vous du PS » ! C'est devenu un rituel, malgré la sempiternelle réponse qui précise que c'est Aubry et non elle, Ségolène Royal, qui est responsable du PS.

Trouver les formules qui frappent les esprits.

Les détracteurs de Ségolène Royal tentent d'influencer par des mots lançés comme des titres de chapitre, mais… où aucun texte ne suit : “Clivante”. “Diviseuse”. “Marrante”… etc. , qui ne reposent sur aucun argument d'une critique fondée, éclairante et constructive.

S'appuyer sur le fonctionnement réflexe du public, et surtout pas sur le rationnel.

La manipulation médiatique qui consiste à lancer des mots destinés à provoquer une réaction de rejet de la part du public commence à être bien connue. Prenons pour exemple: « Diviseuse » … Le mot est lancé pour appeler un réflexe immédiat du lecteur: « Mais je veux le rassemblement, moi! »

Cette forme de manipulation des esprits a plusieurs facettes :*

Elle fait l'économie de l'analyse du projet du personnage visé là où il est en pouvoir d'agir, et de la réalisation, et l'évolution de ce projet. et des critiques qui pourraient en être faites… ce que personne n'a tenté jusqu'ici puisque sur les 26 éléments du projet socialiste pour les régionales, 23 sont déjà mis en place depuis des mois et des années en Poitou Charentes.

Elle évite soigneusement de souligner l'illégitimité (depuis novembre 08), la sclérose , la procrastination (depuis… tant d'années !) , de l'appareil que Ségolène Royal persiste à défendre, qu'elle veut sauver malgré lui. A noter toutefois, que lorsque l'on parle de PS, tout le monde croit qu'il s'agit du parti ET de ses militants: c'était vrai en 2006, lorsqu'il y avait 230 000 adhérents dont la moitié s'étaient inscrits, ou ré-inscrits pour soutenir Ségolène Royal… Mais depuis le 17 juin 2007, après cette phrase fameuse de François Hollande « il faut faire fondre le tas de neige sur lequel Ségolène est assise » , et en raison des persistantes lenteurs et inerties de ce PS là, il reste aujourd'hui… environ 80 000 élus , et quelques petits militants survivants (50 à 60 000 au maximum, dont je suis encore…)

Ce procédé consiste à provoquer un “vote contre”, au lieu d'un “vote pour” (pour quelqu'un d'autre et pour autre chose… mais là, la matière manque cruellement parmi les propositions et les actes des autres candidats potentiels à la présidentielles de 2012 … nous ne rencontrons quotidiennement que des promesses : “on y travaille”, on prépare un projet” etc.

C'est dire le dénuement des “anti-royalistes” et concurrents lorsqu'il s'agit de poser une critique rationnelle de son action.

C'est dire leur mépris du bon petit citoyen qui aimerait bien savoir ce que ces beaux esprits peuvent fournir comme critiques rationnelles à opposer.

C'est dire l'abrutissement, l'abêtissement auquel ces “esprits forts” condamnent les lecteurs.

Rien ! Décidément rien qui soit posé et qui ressemble à des arguments critiques sur les réalisations de Ségolène Royal.

Et enfin, faute d'arguments, détourner les qualités de la personne

L'anti royalisme s'efforce de s'attaquer à des qualités qui distinguent Ségolène Royal de nombre de ses concurrents et adversaires :

Humanisme et intérêt actif pour les chômeurs, les plus démunis (reformulé par ses opposants, cela devient « populisme » dans la presse et dans la bouche de ses adversaires ).

Ecoute en continu, prise en compte des feed-back de la base , et ajustements à partir de ces expressions par l'application d'une « démocratie participative » (cela a été signalé , à droite comme à gauche comme une forme de « démagogie » …à noter , pour sourire, que depuis peu , ils sont de plus en plus nombreux, à droite comme à gauche à se targuer de faire de la démocratie participative! )

Persévérance et détermination (cela devient « entêtement »),

Sélectivité dans le choix des membres de son équipe de travail, de soutiens de confiance, soudés autour d'objectifs partagés (cela devient « solitude »),

Mise en actes de ses paroles et discours, là où elle en a le pouvoir (cela devient « la région Poitou Charentes n'est qu'une région, à l'échelle de la France c'est autre chose »),

Détermination à ouvrir un parti sclérosé aux contextes économiques, sociaux, du XXIè siècle , aux innovations incontournables, et à des valeurs d'éthique et de respect des pratiques démocratiques (cela devient « clivante » ou « diviseuse », ou encore « elle nuit au PS »… en passant sous silence que les décideurs de ce PS là ont souvent méprisé les votes des militants, placé leurs compères aux meilleures places éligibles lors d'élections nationales, pour pouvoir continuer encore longtemps à pratiquer « le chantage à la gamelle »… qui est à l'heure actuelle le seul attrait que présente ce PS à quelques petits ou grands arrivistes qui ont su faire allégeance à ces décideurs là… )

Mais alors, que penser de tout cela???

Ségolène Royal « diviseuse », « marrante » etc.? NON… A l'évidence.

Quant au PS: est-il un « Astre mort » selon la formule d'une ancienne – et parmi les plus fidèles – de ses militantes?… Un astre mort, ce PS qui a su être un temps l'espoir d'une alternance, mais qui, ces dernières années n'a eu de cesse de vouloir priver la gauche et l'opposition de la personne la plus charismatique , et innovatrice en idées et EN ACTES parmi ses représentant(e)s?

Un proche avenir nous l'apprendra.

Merci Jocelyne

Martial